Fragonard

l'inspiration - autoportrait
Jean-Honoré
FRAGONARD

(1732-1806)

Sa vie

1732 GRASSE, 5 avril : Naissance de Jean-Honoré FRAGONARD.
A Paris ses parents le confient à CHARDIN puis à BOUCHER.
1752 : Fragonard reçoit le grand prix de l’Académie Royale de Peinture.
1753 : Il est admis à l’Ecole Royale des Elèves Protégés.
1756-1761 : Fragonard est pensionnaire de l’Académie de France à Rome où il rencontre le peintre H. ROBERT, l’Abbé de SAINT-NON.
1765 : Fragonard est agréé à l’Académie Royale de Peinture et Sculpture. On voit en lui le futur peintre officiel de la France. Mais bientôt sa carrière s’infléchit vers les scènes de genre, l’expression d’un épicurisme joyeux, voire licencieux.
1769 : Fragonard épouse une élève de Grasse, Marie-Anne GERARD.
Ils ont une fille, ROSALIE, qui sera souvent son modèle.
1773-1774 : Fragonard accompagne le financier BERGERET en Italie où ils apprendront la mort de Louis XV.
1780 : Naissance d’ALEXANDRE-EVARISTE qui deviendra peintre comme son père.
1788 L’ISLE-ADAM, 8 octobre : Mort de Rosalie FRAGONARD.
Ce drame, la Révolution, le changement du goût éloignent peu à peu Fragonard de la peinture mais il grave encore.
1792 : Fragonard est nommé membre du comité directeur, puis conservateur du « MUSEUM » du Louvre. Il est démis en 1800.
1806 Paris, 22 août : Mort de Jean-Honoré Fragonard.

Ses œuvres majeures

– Jeune fille à la lecture
– Les Hasards heureux de l’Escarpolette
– Le Verrou
– Les Figures de fantaisie
– La surprise, la Poursuite, l’Amant couronné (série de panneaux pour Mme du Barry)
– La Fête à Saint-Cloud, « un des plus beaux tableaux du monde »

FRAGONARD à L’Isle-Adam

C’est vers 1770 que FRAGONARD commença à fréquenter l’Isle-Adam.

LE CONTEXTE HISTORIQUE

L’Isle-Adam connaissait alors les fastes de la cour de Louis-François de
BOURBON-CONTI (1717-1776), prince du sang écarté de Versailles, grand collectionneur, protecteur des lettes et des Arts, de Rousseau et de Beaumarchais.

UNE FAMILLE DE FINANCIERS ET DE MECENES

Mais c’est à Pierre-Jacques-Onésyme BERGERET (1715-1785), receveur général des finances de Montauban, propriétaire de châteaux autour de l’Isle-Adam – auquel l’abbé de SAINT-NON, son beau-frère, présenta le peintre dont il avait fait la connaissance à Rome – et à son fils, Pierre-Jacques BERGERET (1742-1807), que L’Isle-Adam doit d’avoir reçu cet hôte de marque.
Le premier lui demanda d’être son guide lors du voyage culturel qu’il effectua en Italie et à travers l’Europe de 1773 à 1774.
Le second le convia régulièrement avec sa famille dans sa propriété de CASSAN ; le peintre réside donc fréquemment à l’Isle-Adam, sa fille ROSALIE mourut le 8 octobre 1788, à l’âge de dix-huit ans, où elle fut inhumée ; enfin Jacques BERGERET lui prodigua affection et soutien jusque dans ses vieux jours.

DES ŒUVRES

La tradition qui attribue à FRAGONARD les plans du PAVILLON CHINOIS du domaine de CASSAN est aujourd’hui contestée, mais il le vit certainement ériger vers 1790 dans le parc à l’anglaise où s’élevait le château à la décoration duquel il avait contribué.
Sa production, très riche en cette période, ne semble comporter qu’un seul tableau authentiquement adamois : son AUTOPORTRAIT à l’huile qui frappe par l’acuité du regard du peintre. Prêter par le musée du Louvre, dont FRAGONARD fut conservateur, à GRASSE qui le vit naître, il fait ainsi le lien entre les étapes de cette vie d’artiste.

Sources : Catalogues d’expositions : FRAGONARD et FRAGONARD et le voyage en Italie, Les BERGERET, Le ROBERT