Archives de catégorie : Sorties et voyages

Ce printemps à Florence avec les Premières du 9 au 13 avril 2018

Nous avons vu Florence. Florence des fleurs, des Arts et des Lettres ;La pietra serena plus sombre dans les rues mouillées ;Les plages de couleurs nettes des volets et des coupoles en miniature des parapluies ;Florence des génies qui ont fait ses symboles, et qui sont si profondément nos contemporains ;

A force d’esquisses, d’exposés, d’analyses, nous sommes devenus nous-mêmes maniéristes !

Nous avons vu naître la Renaissance avec ses spéculations et sa grâce ;

Et assisté à la modernité de l’art italien, si imprégné de sa culture et si radical pourtant ;

Nous avons joué avec les œuvres ;

posé dans les jardins ;

traversé et retraversé l’Arno ;levé les yeux vers les coupoles ;

escaladé le Dôme de Sainte-Marie–des-Fleurs.

Nous avons fait avec Dante un périple dans les cercles paradisiaques et infernaux.

 Plus prosaïquement, nous avons retrouvé nos cours, vécu la force des œuvres, exposé leurs contextes, leurs signifiances, entré leurs formes dans nos dessins, préparé les « carnets » que vous avez pu voir vendredi 8 juin dans l’exposition de fin d’année.

Le programme était dense. Dans l’ordre successif de nos visites : la cathédrale et son dôme de Brunelleschi, le baptistère byzantin, le campanile de Giotto et leur musée ; le palais Médicis-Riccardi et sa chapelle des Mages ; l’église San Lorenzo avec sa chapelle palatine et celle des tombeaux des Médicis par  Michel-Ange ; l’église Santa Croce avec les tombeaux des grands florentins, les œuvres de Giotto, Gaddi, Donatello et la chapelle Pazzi de Brunelleschi ; la Descente de Croix de Pontormo dans l’église Santa Felicità ;le richissime musée des Offices ; la loggia della Signoria, musée externe ;le musée du Bargello, plein de chefs-d’œuvre de Donatello, Verrocchio, du jeune Michel-Ange… ; le couvent San Marco peint par Fra Angelico ; le musée de l’Accademia et ses immenses Michel-Ange ; l’exposition « Naissance d’une nation » sur l’art italien de l’après-guerre à 1968, les jardins de Boboli, le Palais Pitti, ses exceptionnelles collections palatines et ses merveilleux plafonds, l’église Santa Marie Novella, son Christ de Giotto, ses fresques de Masaccio, d’Uccello, de Ghirlandaio.

Mais nous n’avons pas vu San Miniato al Monte, qui est resté au fond de nos panoramas comme un désir inassouvi.

Une invitation à revenir.

En attendant, si vous voulez nous suivre un peu dans ces rues, ces jardins, ces musées, retrouvez-nous dans ce diaporama.

Voyage à Florence Avril 2018

Dans les espaces de Teamlab

Vendredi 18 mai 2018, les élèves d’arts plastiques et des clubs manga ont visité l’exposition du collectif japonais TeamLab à La Villette.

https://lavillette.com/evenement/teamlab/

https://www.teamlab.art/e/lavillette/

L’exposition monographique du collectif d’artistes TeamLab est accueillie dans la Grande Halle de La Villette dans le cadre des manifestations « Japonismes 2018 : les âmes en résonance » célébrant le 60ème anniversaire des relations diplomatiques entre la France et le Japon et le 50ème anniversaire de l’ère Meiji qui engagea le Japon dans un développement moderne ouvert à l’Occident.

Retrouver l’ensemble du programme sur le site : https://japonismes.org/fr/

Le collectif TeamLab, fondé en 2001 par Toshiyuki Imoko, réunit aujourd’hui environ 400 artistes numériques, associés à plusieurs équipes pluridisciplinaires : architectes, programmeurs, mathématiciens, ingénieurs. Cet été 2018, un musée leur sera consacré à Tokyo, ultime reconnaissance du travail expérimental « ultractechnologiste » de ce collectif spécialisé dans les projets immersifs et interactifs.

Les Secondes ont pu s’émerveiller des métamorphoses continues des figures ; les Premières ont complété leur approche des passerelles entre arts plastiques et arts vivants ; les Terminales ont eu l’occasion de mesurer l’importance du travail en collectifs ; les élèves passionnés de mangas ont eu la joie de retrouver des univers japonais familiers. Tous ont expérimenté les espaces mouvants et interactifs de l’exposition : promenades sans orientation définie parmi les fantômes aimables de samouraïs, calligraphies environnantes, animation de leurs coloriages d’animaux…

Nous avons même vu évoluer un crocodile nommé Fragonard !

Le crocodile Fragonard par Mélanie

Certains ont cadré quelques moments de grâce, d’autres ont écrit des poèmes…

Chacun a réfléchi aux formes et enjeux de ces œuvres : messages voulus par les artistes, sujets traditionnels japonais, relations ambiguës à la vie biologique, esthétique issue des moyens technologiques, modes d’implication des visiteurs, qualités de l’immersion et des effets sensoriels…

Beaucoup sont revenus étonnés de l’expérience, heureux d’avoir vécu certaines installations (la palme des élèves allant à l’immersion dans la vidéo environnante Corbeaux chassés et chasseurs), sans perdre leur sens critique.

Quelques photographies :

Chercher, dévier, réunir, par Mélanie

Fleurs et papillonnements par Clémentine

Un monde somptueux né des ténèbres, par Mélanie

Un monde somptueux né des ténèbres, par Mélanie

Corbeaux chassés et chasseurs par Mélanie

Fleurs et papillonnement, par Clémentine

Fleurs et papillonnement, par Mélanie

La cascade par Mélanie

La cascade remaniée par Clémentine

Graffitti Nature par Clémentine

Vie transitoire par Maureen

 

 

 

 

 

 

 

 

Sur le chemin de la mer, par Mélanie

L’immersion dans les fleurs ! par Mélanie

Montage par Maureen

Montage vidéo par Océane

 

  • La paix peut exister même sans autorité.
  • Corbeaux chassés et chasseurs de corbeaux.
  • Fleurs et papillonnements.
  • Graffiti Nature.
  • Univers de particules d’eau.
  • Les fleurs et les gens ne peuvent être contrôlés.
  • Chercher Dévier Réunir.
  • Vie transitoire.
  • Animaux et personnes dansant au-delà des frontières.
  • Sur le chemin de la mer.

Le voyage à Venise des élèves d’Arts plastiques en mars 2017

COULEURS VÉNITIENNES

Du 28 au 31 mars, la classe d’arts plastiques de Première littéraire a découvert Venise en compagnie de leurs professeurs de Lettres et d’Arts.

Voir les œuvres originales occasionne toujours la surprise de leur réalité sensible et des émotions que ne peuvent produire les reproductions. Surtout quand il s’agit des peintures coloristes vénitiennes ou d’œuvres qui ont poursuivi cette lignée moderne du travail de la couleur.

             La couleur était notre fil rouge, articulé au programme de l’année.

             Nous sommes allés à la source des reflets de la « peinture pour l’éternité » dans la basilique Saint Marc et dans la cathédrale de Torcello ; nous avons scruté les détails des Carpaccio ; nous nous sommes laissé éblouir par les inventions de Tintoret et les compositions de Véronèse… et nous avons aimé distinguer au ras de la toile l’action si charnelle du pinceau de Titien.

            Nous avons aussi vu évoluer les signes de Pollock jusqu’à ses grands formats aux linéaments all over, et les solutions des abstraits pour animer la surface par la couleur.

Sans nous priver des autres merveilles que la ville offre à la vue de tous et enchâsse dans ses palais, eux aussi variant blancheurs, roses tendres et éclats chromatiques.

             Bleu fut notre séjour : lapis lazuli des Vierges de Bellini, des ciels de Véronèse aux plafonds du Palais Ducal ; ardeur profonde du ciel vénitien découpé par les corniches et les statues des architectures.

           Les élèves et leurs professeurs vous invitent à glisser quelques instants en images dans la gondole de nos souvenirs, en attendant de vous retrouver devant nos carnets de voyage vendredi 2 juin à la « Journée des Arts ».

pdf Dossier Venise Mars 2017

 

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Voyage à Florence du 12 au 15 avril 2016

photo par SamuelAurore, Nathan, Clara, Faustine, Juliette, Solenne, Justine, Samuel, Charline, Margot, Elodie, Maeva de Première Littéraire et Lucie qui est aussi une élève d’arts plastiques ont visité Florence en compagnie de leurs professeures de Lettres et d’arts.

Le voyage a été longuement préparé en classe et fit déjà l’objet de recherches à partir de la visite au Louvre, orientée sur l’art florentin de la Renaissance au maniérisme.

Photo par FaustineNous pouvons dire que Michel-Ange fut notre Mentor au cours de l’année ; il fut notre point de repère à Florence.

Nous avons visité de nombreuses merveilles de l’art florentin, des ouvrages de Giotto aux grandes compositions maniéristes, des constructions byzantines et romanes aux palais du XVIe siècle. Nous avons aussi profité de l’exposition d’art moderne : « De Kandinsky à Pollock » qui présentait les collections de Peggy Guggenheim dans le beau palais Strozzi.

Photo par SolenneAlternant promenades dans la ville et dans les jardins, rencontre des œuvres dans les musées, séances de croquis, temps de photographies, nous avons arpenté Florence, saturés de lumières et de couleurs. Jours ocres et bleus aux teintes franches ; soirs sur les collines toscanes à la transparence léonardesque ; nuits légères sur les plus belles scènes du monde.

Photo de nuit par SamuelLa ville des fleurs nous fut accueillante.

Photo par ElodieNous revenons un peu éblouis, chacun portant dans sa mémoire des saveurs de Florence, tâchant d’en restituer des formes dans son carnet. Nous les présenterons au CDI pour la Journée des Arts le 9 juin prochain.

Hommage à Michel-Ange dans l’Ancienne Sacristie de San LorenzoLa moisson de photographies a fait l’objet d’un petit diaporama du séjour. Le voici.

pdf  Voyage à Florence – avril 2016

 

 

Exposition Perceptions

Vendredi 8 avril 2016, tous les élèves d’Arts plastiques – option de spécialité et option facultative – visitaient l’exposition « PERCEPTIONs » à la Maison des Arts de Créteil (notre partenaire culturel)

Exposition Perceptions à la maison des Arts de Creteil« PERCEPTIONS » est une exposition de dispositifs interactifs, immersifs qui proposent diverses expériences perceptuelles, spatiales, relationnelles, dont les formes artistiques conjuguent les arts du temps (musique, performance, chorégraphie, vidéo) et les arts plastiques (sculpture, espace, scénographie, design), le plus souvent animées par des technologies pointues du son et de l’image.

Liens avec le site de l’événement :
http://www.maccreteil.com/fr/mac/event/424/Perceptions-Festival-EXIT
http://www.maccreteil.com/fr/mac/play/post/91/Festival-EXIT-Exposition-Perceptions

Les élèves ont choisi de s’attacher à certaines œuvres, à partir des trois axes d’intérêt de l’exposition :

  • Les manières de bouleverser les perceptions ordinaires,
  • Les modes d’implication du visiteur,
  • Les nouvelles formes artistiques et leurs affinités avec les catégories traditionnelles,

Ils ont aussi réalisé des photographies :

  • Photographies documentaires sur les œuvres pour rendre compte de certaines de leurs qualités, pour illustrer leur carnet de travail ou leurs commentaires ;
  • Séries ou séquences photographiques plus personnelles témoignant de leur point de vue et tenant compte du potentiel propre au médium photographique.

Extraits de quelques dossiers des élèves.

 Comment les œuvres de l’exposition s’adressent-elles à nos perceptions ?

Photo de Charline, PL Echo, de Jeongmoon Choi, est une installation réalisée directement sur place par l’artiste coréenne (en 2016), qui explore la perspective et la ligne par le biais de fils de laine, tendus géométriquement entre les murs. Certains fils, traités avec des colorants fluorescents, permettent de redessiner les plans autour d’une lumière noire. Le visiteur qui traverse ce couloir a donc une vision changée en évoluant dans cet espace où le vide est noir et la matière lumineuse.

C’est à partir du matériau pauvre qu’est la laine que Jeongmoon fait une structure traçant les contours stylisés d’architectures flottantes, tout en faisant également référence aux illusions d’optique de l’Op Art, dans une veine minimaliste. Ce type d’installation, où le spectateur plongé dans le noir est guidé par des trames fluorescentes, invite aussi à l’expérience d’esthétiques plus populaires comme celle de l’univers du jeu vidéo des années 80, du film Tron notamment. En pénétrant dans ce couloir, le visiteur se retrouve soudain dans un tout autre univers qui modifie ses perceptions ordinaires. (Alice et Marie-Capucine, S4)

Photo de Samuel, PLInfinity Room est une installation immersive et lumineuse imaginée par RefikAnadol à Istanbul.

Dans cette installation, il y a une volonté de déconstruction de l’espace ordinaire. Les vidéos diffusées sur les murs tordent et déforment la réalité. La pièce devient un espace à part entière, elle est d’ailleurs un peu à l’écart du reste de l’exposition. Les algorithmes créés pour l’œuvre ont pour but de changer la perception du spectateur dans le temps. Pour ce faire des miroirs sont également installés au sol et au plafond.

Pour profiter de cette œuvre il faut d’abord se mettre dans des conditions particulières, comme mettre des protections sur ses chaussures afin de ne pas abimer les miroirs. Ainsi on s’apprête à recevoir totalement l’expérience qu’Infinity Room va nos procurer avant même d’avoir saisi l’enjeu de l’œuvre. On entre dans un espace où le temps et l’espace semblent suspendus. L’environnement devient artificiel et non-physique, on se perd dans un espace pourtant délimité mais qui crée une illusion du réel, le corps est plus léger et on se plaît à observer chaque coin de la pièce pour y voir de nouvelles choses. (Juliette, PL)

Infinity Room, Photo de Samuel, PL

Cette oeuvre invite le visiteur à entrer dans un monde différent ; elle crée une sorte de tunnel illimité, esthétiquement rayonnant. Je me suis sentie comme volant dans le vide entourée de ce monde infini comme dans l’univers sans fin. (Justine, PL)

[…] le tout donne le vertige et les spots lumineux qui clignotent nous font perdre notre équilibre et nous plongent dans une ambiance très particulière. (Margot, PL)

Infinity Room 2, Photo de Samuel, PLSerpent-Air de Sigolène Valax. Ce casque fait surtout appel à l’audition, puisqu’il s’agit d’écouter les nombreux bruits et chuchotements. En effet, une fois posé avec ce casque sur les oreilles, l’imagination prend place, grâce aux différents bruits perçus. Il y a des bruits de verres qui se cassent, le vent, les vagues… Puis, une voix chuchote. Elle chuchote sur les serpents. Cette œuvre a été créée surtout pour tous ceux ayant la phobie des serpents, ou au moins la peur de ces animaux, mais écouter ce murmure reste agréable. Les bruits sont plutôt forts et passent d’une oreille à l’autre, donnant l’illusion de mouvement alors que les spectateurs sont assis. Cela plonge directement dans une ambiance particulière. (Margaux, S4)

Serpent- Air, Photo de Samuel, PL

Avec Nevel, Lawrence Malstaf choisit de mettre en scène un labyrinthe formé par une matrice de neuf murs pivotants, dont l’architecture change constamment. C’est un espace auto-chorégraphique où le visiteur est destiné à errer et s’égarer, en succombant à la désorientation. […]En rotation sur elles-mêmes selon quelques scénarios préétablis, ces parois se font murs puis deviennent ouvertures. Quand elles s’immobilisent, l’espace continue toujours à se transformer lentement, grâce à des jeux de lumière. Le visiteur a donc une perception de l’œuvre changeante, au fur et à mesure que les murs effectuent leurs déplacements. (Marie-Capucine et Alice, S4)

Nevel, photo du site de la MACLe visiteur doit se frayer un passage, sans être enfermé entre quatre parois, il est donc amené à être attentif à chacun de ses pas. Il doit mettre plusieurs sens en éveil, non seulement la vue, mais également le toucher et l’ouïe. (Elodie, PL)

  • Comment les œuvres de l’exposition impliquent-elles les visiteurs ?

Implication des visiteurs, photo de Margot, PLAperture, l’oeuvre de Mathieu Chamagne, permet aux participants de créer une composition musicale, en passant seulement leur main entre chacun de ces trois cadres. Les visiteurs deviennent instrumentistes, composant ensemble la matière musicale produite par l’œuvre. (Elodie, PL)

Ce sont les visiteurs qui créent la musique, le tempo, en bref toute l’ambiance. Cela rapproche les gens qui doivent coopérer afin de créer une musique inédite ensemble, qu’ils apprécieront.

[…]  On peut essayer de créer ensemble quelque chose d’harmonieux, et nous devons alors être bien à l’écoute des autres pour créer cette ambiance. C’est comme une entraide. On a l’impression d’être beaucoup plus attentif aux autres. (Margaux, S4)

Dans cet espace de jeu musical collectif, le public constitue un trio en interprétant une composition ouverte et interactive. Les gestes, jusqu’aux plus infimes, sont captés et interprétés pour moduler la matière sonore, révélant fragment par fragment une pièce électroacoustique à trois voix. Le visiteur est l’interprète, le geste est l’instrument ; les sens du toucher et de la vue laissent place à l’écoute et à l’imagination. (Alice et Marie-Capucine, S4)

Aperture, photo de Margot, PL

Jacob Tonski, par son installation, qui est plus destinée à faire passer un message qu’à jouer dans l’esthétisme, fait d’abord d’une simple phrase le titre de son œuvre : « I’m taller thanmost of the people I know » (« je suis plus grand que la plupart des gens que je connais »). On comprend d’emblée que son œuvre sera dans la thématique de la taille, et c’est bien le cas : à l’aide d’une caméra (située au-dessus des trois personnes debout sur les socles à même hauteur) qui détecte la taille de chaque individu, la hauteur du sol s’ajuste elle-même pour que ces personnes puissent être à la même hauteur et se regarder droit dans les yeux. C’est un déplacement subtil mais profondément intime, comme s’ils étaient assis ensemble à une table. Tous les trois sont de cette manière sur un pied d’égalité, et il n’est plus question de taille, car les différences sont sources de richesse dans nos relations mais en même temps aussi à la racine des divisions et du pouvoir. La hauteur est ici une métaphore de nos différences, mettant en valeur leur impact constant et souvent négligé en les enlevant pour un instant. Cette œuvre n’existe donc pas sans les visiteurs puisque son but est de leur transmettre un message. (Alice et Marie-Capucine, S4)

Aperture, photo d'Elodie, PLAperture, photo de Melisande, PL

Dans une exposition d’art moderne il y a toujours un artiste qui décide de ne pas faire comme tout le monde et c’est le cas de LefSpincemaille. Là où toutes les œuvres fonctionnent grâce à des projecteurs, des moteurs et des dispositifs complexes, Virtual Ground  n’est qu’un miroir collé sur un bout de bois. Le principe consiste à le coller sous ses yeux et donc visualiser le plafond comme si c’était le sol.

En plus de nous rendre totalement ridicule en nous faisant marcher de travers, rentrer dans son voisin et arborer une dégaine qui ferait pâlir les plus grands de ce monde grâce aux quatre yeux que l’on semble avoir à cause du miroir, l’installation renverse totalement notre perception. Il s’agit de loin du dispositif le plus simple mis en place à EXIT et pourtant le sujet est traité avec justesse, nos sens les plus primaires sont bouleversés et l’expérience reste en mémoire. (Juliette, PL)

Virtual Ground, photo de Margot (PL)

Installation of Expérience de ValiaFestisov.

Dans cette œuvre, le spectateur est prisonnier dans une pièce dotée juste d’une télévision, et doit trouver la façon d’en sortir, qui change à chaque fois qu’une personne nouvelle rentre. Une vitre permet aux autres de voir la personne essayer de trouver ce qui actionnera l’ouverture de cette même vitre. En plus de chercher par soi-même, les autres visiteurs peuvent l’aider car la vitre laisse passer le son, ce qui permet de tous chercher en même temps. Cela devient de la coopération avec un échange entre le visiteur coincé et ceux de l’extérieur. (Margaux, S4)

Une personne à la fois est invitée à entrer dans une petite pièce blanche contenant un écran de télévision et un capteur de mouvement. La porte se referme automatiquement sur le spectateur, la télévision s’allume. Aucune instruction n’est donnée au visiteur pour qu’il puisse sortir de la pièce, le spectateur doit trouver par lui-même le moyen de se délivrer. La moyenne de temps passé dans la pièce est de 5 minutes, à la MAC certains y sont restés 45 minutes et le record est de deux heures. Personne n’est autorisé à ouvrir la porte hormis le spectateur.

Mon score fut de quatre minutes qui parurent infiniment plus longues. Ici l’œuvre comporte en réalité deux acteurs, la personne dans la pièce et ceux qui sont derrière la porte. Les deux acteurs peuvent communiquer, ou non. A l’intérieur on a l’impression d’être un animal en cage, certains inconnus rient en passant ou nous font des signes de la main sans qu’on comprenne vraiment. On tente de faire ce que d’autres ont essayé avant nous mais les solutions sont plurielles, au fur et à mesure on se rabaisse en pensant que jamais la porte ne s’ouvrira, qu’on est plus bête que tous ceux qui ont réussi à sortir avant nous et dont les scores sont affichés sur l’écran. Finalement la porte et on ne sait pas vraiment comment. L’exposition est terminée et on repart sans vraiment s’être remis de l’expérience. C’est l’œuvre que j’ai préférée car c’est la seule qui ne m’a pas vraiment laissée indemne. (Juliette, PL)

Installation of experience, Photo d'Elodie (PL)

Etudes Humaines est un ensemble de trois robots (Jean-Paul IV a, b et c) de Patrick Tresset, qui sont des acteurs dont les comportements ont forme de codes informatiques, sans âme, sans esprit mais façonnant progressivement un croquis. Ces trois robots, dont le style de dessin est différent à chaque fois, sont des artistes dépourvus d’intelligence et d’amour propre, dessinant de cette façon des lignes de codes constamment retravaillées comme une esquisse inachevée, machinalement et par l’intermédiaire d’une caméra qui leur permet de détecter chaque partie du visage. Leur naïveté de robot leur permet de dessiner sans transmettre d’émotions ou de sentiments à travers le portrait qu’ils représentent et donc de dessiner le visage tel qu’ils le voient. Leur statut de robot leur permet ainsi de ne véhiculer aucun message, et de ne rien idéaliser. Le spectateur joue un rôle aussi important que celui du robot, puisque sans lui la page reste blanche. (Alice et Marie-Capucine, S4)

Etudes humaines, photo d'Alice et Marie-Capucine (S4)Etudes humaines, photo d'Elodie (PL)

Etudes humaines 2, photo d'Elodie (PL)De quelles catégories artistiques les œuvres de l’exposition peuvent-elles être rapprochées ?

Etudes Humaines : Cette œuvre peut être rapprochée surtout du dessin, car le robot dessine les visiteurs qui prennent le temps de s’asseoir afin d’avoir un portrait d’eux. Elle peut aussi être rapprochée de l’installation comme il s’agit d’un robot qui dessine. C’est vraiment une belle avancée de pouvoir créer un robot qui reconnaît les parties des visages et peut les dessiner, cela mélange une forme artistique traditionnelle (dessiner à la main au crayon sur une feuille), et technologique (un robot). (Margaux, S4)

[…] dans cette œuvre, ce n’est pas l’humain qui dessine l’objet mais l’objet qui dessine l’humain. Cette inversion des rôles donne un nouvel aspect au dessin qui ne traduit alors pas de sentiments et n’est influencé par aucune émotion, le robot se contentant de reproduire ce qu’il voit. (Marie-Capucine et Alice, S4)

Beaucoup d’œuvres de l’exposition peuvent être rapprochées de la musique. Chacune de ces installations permet aux visiteurs de ne plus avoir seulement une perception optique mais de jouer avec le son qu’elles produisent. Ainsi l’oeuvre devient attractive mais d’une autre manière, ce qui donne toute son originalité. Le visiteur devient l’essence même de la matière musicale.

Pour moi, l’intérêt que présentent ces œuvres est le lien qui se crée avec le visiteur, on ressent complètement les effets produits par l’oeuvre.

Apertures de Mathieu Chamagneamène le visiteur à créer sa propre matière musicale en passant sa main entre chaque cadre au moyen de capteurs. (Elodie, PL)

Elle peut être mise en parallèle avec un clip vidéo car elle met le spectateur en scène et il peut créer sa propre atmosphère musicale. (Margot, PL)

Photo d'Elodie (PL)Photo de Marie-Capucine et Alice (S4)Tactim de GwendalineBacchiniregroupe trois grandes catégories artistiques tout en les élargissant. Premièrement la danse qui est interprétée ici avec des mouvements machinaux, à travers l’écran et donc virtuels, qui ne prennent vie que par le spectateur qui est maître du chorégraphe. Cela ajoute donc une nouvelle dimension à la danse qui ne se contente pas d’être un spectacle mais un art qui interagit avec le spectateur. Ensuite il y a bien évidemment l’installation, comme nous l’avons précédemment relevé, constituée de l’écran tactile relié à l’ordinateur qui adapte les mouvements du spectateur à ceux du chorégraphe. La vidéo est également aussi très présente, puisque sans elle l’intérêt de l’œuvre serait inexistant. Toutes ces catégories sont principalement élargies par l’interaction avec le spectateur qui est inhabituelle dans les trois.

(Photo et texte de Marie-Capucine et Alice, S4)

 

Chacun a retenu des perspectives de création, des moyens à transposer dans sa propre pratique artistique, des dispositifs à créer pour impliquer les visiteurs, qu’ils soient sensoriels, spatiaux, ludiques…

La plupart des élèves ont relevé les possibilités qu’ouvrent les moyens bien employés pour créer une situation ouverte à l’imaginaire.

Quelques séries de photographies par Charline, Margot, Samuel, Elodie (PL) et Lucie (PS)

pdf   Lucie, série de diptyques, dialogues entre les oeuvres

pdf   Margot, variation sur Apertures

pdf   Samuel, Dialogue entre Echo et Infinity Room

pdf   Elodie, Série sur Eco

pdf   Charline, série sur Echo

Voyage en Angleterre 2015

WINDSORDu 12 au 16 avril 2015, les élèves de PES2 et PS3 ont effectué, accompagnés de leurs professeurs d’anglais, maths et SVT, un voyage en Angleterre

Au programme : Visite de Londres, Oxford, Stratford-upon-Avon, Leeds et Windsor, à la rencontre de Shakespeare et de l’époque Victorienne, découverte du célèbre Christ Church College , des châteaux de Leeds et Windsor…

LEEDS LONDRES Oxford STRATFORD-UPON-AVON L’accueil dans des familles anglaises leur a également permis de mettre en pratique les cours dispensés cette année par leurs professeurs. Une météo presque estivale a contribué à rendre ce séjour particulièrement agréable et plein de jolis souvenirs pour tous.

Mmes Paternel, Zugetta, Courtemanche et M. Charlemagne.

Le diaporama du voyage est disponible au format Powerpoint ou en pdf.

Expositions Arts plastiques 2014-2015

Quelques expositions vues cette année en Arts plastiques

   kôichi Kurita Dès le mois de septembre, nous sommes sortis avec les élèves de l’option facultative voir les installations de KôichiKurita à l’Abbaye de Maubuisson.

KôichiKurita collecte des terres, prélevant une poignée de chacune dans un quadrillage topographique qui rappelle les protocoles du Land Art, avec la délicatesse des archéologues sur le point de libérer un trésor enfoui.

Le trésor de Kurita, c’est la richesse des terres, dont ses installations nous rendent sensible la douceur et la palette.

Celle de l’Abbaye de Maubuisson, distribuée dans l’espace de quatre salles, offrait aux terres délicatement posées sur des papiers d’offrande ou posées dans des godets de verre le silence méditatif des cisterciens.

Dans le parloir, lune-eau-terre-soleil accomplissait une révolution autour d’une colonne ; dans la salle capitulaire, la Bibliothèque de terres figurait une ellipse de nuances ; dans la salle des religieuses, Notre terre-Votre terre occupait le sol de ses fragiles modules sur papier japonais ; dans l’espace des anciennes latrines, INNOCENCE réservait un espace à la visite solitaire du seul flacon de la Bibliothèque contenant de la terre de Fukushima, collectée juste avant la catastrophe.

Les élèves ont produit des photographies sur place, des œuvres en classe en écho à ces terres et ces dispositifs, et les pages des carnets toujours consacrées aux sorties de ce cours.

 

Gabrielle a aussi créé un ensemble de montages qu’elle a inclus dans son carnet.

 

homeLien : http://www.maccreteil.com/fr/mac/event/338/Home-cinema-Festival-Exit

 Le mois de mars est chaque année celui du retour attendu du festival EXIT à la Maison des Arts de Créteil où tous les élèves d’arts plastiques plongent dans des œuvres immersives, manipulent robots et logiciels interactifs, échangent joyeusement sur nombre de sensations qu’offre cette sortie devenue rituelle au fil du temps, suite à notre partenariat de longue date.

Cette année, le festival offrait sa moisson de sensations colorées, sonores, imagées ; sur le thème du « cinéma maison », croisant des petites machines à fabriquer de l’image-temps brodée ou projetant les transparences d’objets produits avec une imprimante 3D, des espaces où se mouvoir avec l’image ou à écouter des objets domestiques…

Comme toujours, les carnets des élèves ont connu des pages spéciales imprégnées des souvenirs de chacun.

 

 

bruceEn avril, nous ne manquons pas l’exposition Bruce Nauman à la Fondation Cartier. Dernière occasion de l’année pour nos Terminales d’éprouver une œuvre exemplaire d’une méthode féconde de création et d’une forme d’adresse au spectateur particulièrement sensible, impliquant sa place physique, sa mémoire, ses associations, résonnant sur le monde depuis l’atelier où s’éprouvent les premières expériences d’espace, d’actions, de pensées.

La rigueur de la scénographie, due à l’artiste, optait pour des sortes de diptyques invitant à poursuivre ces dialogues entre les œuvres.

Nous revenons perplexes, bouleversés ou heureux de voir une œuvre vivante exposer ses arcanes comme une possibilité offerte à chacun d’œuvrer à son tour.

Nous ne pouvons pas photographier à la Fondation Cartier. Les réalisations des carnets restent un peu secrètes, pleines de potentiels.

Fondation CartierNous prenons pourtant quelques clichés depuis l’extérieur, qui rendent compte du jeu qu’établissent les écrans de l’artiste avec ceux de l’architecture de Jean Nouvel.

 Exposition Nauman par Paola

Un point sur certaines thématiques, certaines pistes de travail sont redonnées en cours où la discussion sur les œuvres fut intense, démontrant la force de provocation de pensées de l’œuvre de Bruce Nauman.

pdf
Quelques aspects de l’oeuvre de Nauman, à partir de l’exposition, par le professeur

Fondation Cartier 2Photo publiée par la Fondation Cartier

 

Voyage à Venise

   E N I S E  

Du 14 au 17 avril, les élèves de Première littéraire de spécialité Arts plastiques et trois élèves de l’option facultative de Terminale étaient à Venise, pour visiter l’île et les villas palladiennes de la Vénétie trévisane, accompagnés de leurs professeurs d’arts et de sport.

Photo Maïwen D.

Ce fut un éblouissement d’eaux et de couleurs : les ors de Saint Marc, les peintures des retables, les fresques des villas, les roses des palais et leurs reflets mouvants, dans l’éclat d’un ciel intense et dans les camaïeux liquides de la pluie.

 Photo Serge L.

Prosaïquement, nous allions rencontrer les œuvres de nos programmes ; nous revenons habités de la poésie de ce temps flottant dans la nostalgie, de la beauté éclatante aujourd’hui d’une singulière civilisation.

 Photo Serge L.

Le temps est venu de restituer quelque chose : traces photographiques, carnets de voyage, travail poétique…

Nous vous invitons à nous suivre au fil de notre périple en téléchargeant notre diaporama (version Powerpoint ou version PDF).

Les élèves et les professeurs du lycée sont également invités à venir voir au CDI notre exposition sur ce voyage vendredi 05 juin après-midi.

 

 

 

Voyage en Irlande des Premières

Ce voyage en Irlande a été une expérience exceptionnelle. Nous avons eu la chance de découvrir une partie de l’Irlande grâce, en premier lieu aux nombreuses visites comme le Monastère de Glendalough où St Kevin aurait vécu, ou encore Dublin avec ses pubs et restaurants où nous avons mangé des plats traditionnels et assisté à des spectacles Irlandais (danse, musique…), Nous avons aussi pu voir l’intérieur de la cathédrale St-Patrick, la reconstitution d’un bateau comme au temps de l’émigration Irlandaise mais également Le Trinity Collègue, prestigieuse université de Dublin avec son impressionnante bibliothèque.

Nous avons pu découvrir l’Irlande grâce à nos familles d’accueil qui nous ont reçus et nous on fait partagé quelques moments de leur quotidien.

Le voyage, c’est aussi le car, le ferry etc… Une bonne ambiance entre les classes de PS1 et de PL réunies : ces moments particuliers qui font aussi de ce voyage quelque chose d’inoubliable.

Encore merci au lycée Fragonard et aux professeurs : Mme Patris, Mme Legendre, Mme Borde et Mme Courtois, d’avoir organisés ce superbe séjour en Irlande.