Archives de catégorie : Sorties et voyages

Voyage en Grèce Antique

Voyage en Antiquité grecque

du lundi 11 au samedi 16 mars 2019

Lundi 11 mars, après avoir goûté aux joies des administrations douanières, nous réussissons à tous décoller pour Athènes où nous découvrons que la terrasse de l’hôtel offre une vue sur l’Acropole. Nous y finirons la soirée, après une balade nocturne jusqu’au quartier de Psiri où nous trouvons la petite église byzantine de Kapnikarea fermée. Mais nous avons pris le pouls de la ville nocturne : interjections, frôlements, et traces des revendications et des espoirs des Grecs sur les murs de la cité.

Un rideau de magasin d’Athènes

Après dîner, le petit groupe de noctambules de Terminale a la chance d’écouter de jeunes musiciens au pied de l’Acropole, se régalant au son de saz et bouzouki au-dessus du forum romain, sous le Parthénon enluminé.

Nos sens traversent la Grèce de tous les temps.

Terrasse du Dorian Inn

Mardi 12 mars, nous découvrons de jour la montée à l’Acropole, en observant l’agora romaine, puis en grimpant jusqu’à la voie sacrée. Le soleil se lève, et chacun vit sa « ville haute », en échangeant des savoirs, en comparant les ouvrages avec des reconstitutions du site, en se souvenant des mythes fondateurs d’Athènes dans l’Érechteion, en photographiant les détails architecturaux ou les vues depuis la hauteur, chacun recréant son récit, en Grec pour les chanceux qui l’étudient.

Vue du temple de Zeus depuis l’Acropole.

Malgré les incessants travaux sur le Parthénon aux colonnes aujourd’hui étrangement bicolores, nous renvoyant à un temps d’harmonie à venir, la vie s’installe dans ce printemps comme un autre ; l’acropole est habitée. Nous vivrons chaque jour cette expérience heureuse de la vitalité des plantes et des animaux qui nous donnent l’échelle de notre mémoire.

Un moineau de l’Acropole

Juste après, nous visitons le musée de l’Acropole, écho de l’architecte Bernard Tschumi aux strates archéologiques, où nous déambulons entre le VIIe siècle sous nos pieds, à travers un plan vitré, et les œuvres de l’empire romain, avant de tourner dans la galerie du Parthénon autour de la frise reconstituée et de l’ensemble sculpté du Parthénon. Les statues y sont mises en valeur sous une lumière naturelle, comme elles l’étaient dans l’Antiquité, et nous pouvons constater les dégâts du fanatisme sur les métopes. Nous partageons nos pensées sur l’espoir grec d’accueillir dans ce réceptacle muséal les « marbres d’Elgin ».

L’Acropole vue du musée

La découverte des statues archaïques surprend, en particulier les traces et les reconstitutions de la polychromie des Korai ; la conscience de voir évoluer la figure humaine vers ce qui deviendra notre héritage direct est aiguë. Les Terminales pensent à Rodin, en dessinant profils et plis.

Détail de la Victoire ajustant sa sandale du parapet du temple d’Athéna Niké.

Riches d’une immense moisson de beauté, nous déjeunons dans une taverne de Plaka. Un temps de pause qui ressemble au bonheur.

Avant le voyage vers Tolo, notre car nous fera voir en passant le Parlement, le Stade, la Bibliothèque, l’Académie, l’Université, le Temple de Zeus.

Le canal de Corinthe

En route pour l’Argolide, nous nous arrêtons au Canal de Corinthe, avant de séjourner dans un hôtel « Apollon » dont la piscine tente un bon groupe muni de maillots de bains, mais elle restera pour cette nuit-là le miroir des étoiles.

Mercredi 13 mars, il pleut et un vent fort souffle sur Epidaure. Ce qui ne décourage personne tant le site est splendide. Les amateurs de théâtre tentent une petite déclamation aux assistants perchés à toutes les hauteurs des gradins, pour participer un peu aux Asclépéia. Les voix nous parviennent dans la matière sonore du vent.

Le théâtre d’Epidaure

Le temps se lève un peu, les nuages créent des jeux d’ombres sur les oliveraies en chemin vers Mycènes, où le vent nous ébouriffe dans le site cyclopéen. De la Porte des Lions, nous découvrons progressivement la délicatesse des plans du Palais, nous étonnant de ce raffinement dont nous verrons à Athènes les fresques, les masques et les parures d’or, héritage encore plein de mystère des Minoens. Entre les murs circulaires des tombes, sur tous les paliers des constructions une herbe gorgée de vert laisse éclater l’ardeur des fleurs ; parfois, un rayon de soleil enchante ces pétales et nos chevelures éparses. Des vers d’Homère doivent habiter ce souffle dans la mémoire de certains.

Sortie de Mycènes à la fin de la visite

Nous sommes entrés dans l’impressionnante tombe à tholos, le Trésor d’Astrée, qui porta le nom mythique de Tombeau d’Agamemnon, mais construite autour de 1250 av. J.-C., un siècle avant la présumée Guerre de Troie. Sous le dôme de légende, avec son appareil mural exceptionnel, nous avons essayé une mélodie pour entendre l’écho. Probant, même si le chant eût mérité meilleurs interprètes !

Le « Trésor d’Astrée »

Après un temps de route, le beau temps s’est levé en arrivant à Nauplie. Temps de promenade photographique sur les jeux d’ombres et lumières dans les rues escarpéesmontant à la forteresse, après la pose en groupe devant la Grande Bleue et l’îlot de Bourdzi fortifié par les Vénitiens.

Photo de groupe à Nauplie

A la tombée du soir, nous roulons vers Olympie. De nouvelles piscines luisent au centre des bâtiments de l’hôtel : une invitation aux athlètes ?

Jeudi 14 mars, en quelques minutes de marche, nous voici dans le grand site d’Olympie sous un soleil radieux.

Plans et cartes en main, nous reconstituons les emplacements et les fonctions des temples et des installations sportives, très lisibles, même si des blocs tombés jouent à dériver dans le flot d’herbes tendres.

Tambours du temple de Zeus à Olympie

Tant d’images et de réminiscences se percutent dans nos mémoires ; nous essayons de nous les approprier à partir de notre visite. Qui dessine des points de vue, travaille la composition colorée des photos, prépare ses pages de carnet de voyage sur les alliances entre nature et artifice ; les sportifs du jour se préparent à courir le stadium sur la piste olympique. Gloire au vainqueur ! Il est en Première L.

Le stade d’Olympie

Le musée archéologique d’Olympie complète notre visite, en repeuplant les temples et les structures des statues prestigieuses, dont les métopes du temple de Zeus (celles qui ne sont pas au Louvre) et l’Hermès portant Dionysos du temple d’Héra dans la dernière salle, œuvre rattachée à Praxitèle dont nous admirons les détails anatomiques et l’élégance des profils, rêvant une fois encore, entre textes et reconstitutions, à l’art de Phidias, le légendaire, dont l’atelier fut identifié à Olympie, sur l’Altis.

Hermès portant Dionysos enfant

Nous partons pour Delphes en traversant le Golfe de Corinthe en ferry pour une halte vespérale à Naupacte, la moderne Lépante des Vénitiensoù nous circulons sur les pierres mouillées du port. Les amoureux d’histoire grecque ont du mal à l’associer aux opérations nautiques athéniennes ou spartiates ; par contre les constructions vénitiennes ont subsisté, et c’est Titien qui revient en mémoire à la première touche de rouge éclatant dans ce paysage.

Le port de Naupacte

Le soir nous dépose à Arachova sur les courbes suaves de la mer des oliviers.

Vendredi 15 mars, c’est à l’Apollon Pythien que nous allons rendre visite, gravissant les contreforts du Mont Parnasse en pèlerins hellénophiles.

Photo de groupe à l’entrée du site de Delphes devant la colonnade de l’agora romaine

La colonne serpentine en bronze du Trépied de Platée

Admirant à la fois le site et le paysage qui s’y déploie tout en l’incluant à mesure de la montée, nous suivons la Voie Sacrée, observons les Trésors offerts par les cités, nous arrêtons longtemps devant celui des athéniens, l’exemplaire temple dorique qui célèbre la victoire de Marathon, si l’on se fie à Pausanias, parvenons à l’omphalos, le centre du monde désigné par Zeus ; nous sommes enclins à le croire. Les Trésors érigés là, le grand temple d’Apollon que nous embrassons de la hauteur du théâtre, où nous nous plaisons à imaginer les vapeurs odorantes enfumant la pythie à l’aune des lambeaux de brume qui nous entourent, la foi antique en ce qui relie les hommes entre eux et avec leurs dévotions nous délivrentleurs messages de puissance, d’espoirs et d’illusions ;il nous semble en recevoir le mystère encore aujourd’hui.

Le temple d’Apollon au-dessus du portique des athéniens

Les belles pierres équarries des Trésors portent des hommages aux Dieux et aux hommes que déchiffrent professeures et élèves de Grec, ravivant des images d’Arcadie à la Poussin, et peut-être la cadence de l’Hymne homérique à Apollon Pythien.

Nous désirons déjà revenir voir les manifestations théâtrales et musicales dans le théâtre qui le rendront de nouveau vivant, justement cet été 2019.

La route vers le site d’Athéna Pronaia

Nous descendons au site inférieur d’Athéna Pronaia admirer la célèbre tholos de Theodoros de Phocée mentionnée par Vitruve parmi les plus exceptionnels chefs-d’œuvre, qui ensemencera des siècles d’architecture idéale. La beauté de son marbre et de ses proportions se ressent toujours, renouvelant pour nous l’expérience vécue au Parthénon. Nous sommes de nouveau au cœur de notre héritage esthétique.

La tholos du site d’Athéna Pronaia

Une fois encore, la visite du musée complète l’image mentale des sites avec la statuaire : le fronton du temple d’Apollon, les frises du Trésor de Siphnos, l’ex-voto de Daochos, les métopes du Trésor des athéniens, et des Kouros archaïques, parmi lesquels les légendaires Cléobis et Biton et l’encore plus rare Aurige de bronze grandeur nature de l’époque sévère, offrande du tyran de Gélos au temple d’Apollon. L’émotion est à son comble.

L’Aurige de Delphes

quittons Apollon, mais continuerons d’aimer ce dieu des arts qui symbolise ce qui anime notre voyage.

Kylix attique, Apollon et le corbeau

Sur la route du retour à Athènes, en Boétie, c’est un chef-d’œuvre de l’art byzantin qui nous attend dans cet après-midi enfin ensoleillé : le monastère d’Hosios Loukas et son art constantinopolitain de coupoles et de mosaïques, d’enchantement de la couleur que nous vivons pleinement sous le ciel bleu. Une autre idée de la lumière dont nous sommes aussi les héritiers.

Détail de l’église du monastère d’Hosios Loukas

Vendredi 15 marsest le jour du retour, mais nous avons encore quelques heures athéniennes, pour visiter le musée archéologique national où nous retrouvons l’or et les fresques de Mycènes, les Kouroi et Korai de toutes les provenances, assistant à la naissance de la grande statuaire grecque, dont le Diadumène (la copie romaine de Polyclète) est un aboutissement formel, puis à l’animation des corps et des drapés dont nos dessins seront à l’initiative de travaux d’arts plastiques à notre retour.

Détail du cavalier de l’Artémision

Nous dessinons aussi le Cavalier de l’Artémision, tranquillement assis dans la grande salle rouge, et quelques statues d’éphèbes et de ménades, dont celles de l’exposition justement intitulée « la Beauté », qui marqueront aussi les réalisations de fin d’année autour des parures.

Sept Zeus ou Poséidon devant le musée archéologique

La fin de journée est libre : certains cherchent des cadeaux dans les rues de Plaka, d’autres photographient des scènes de rue, et quelques mordus de l’art dorique visitent le temple d’Héphaïstos et Athéna Ergané et la stoa d’Attale sous un soleil devenu estival.

Devant le temple d’Héphaïstos et Athéna Ergané

Bien que le thème des adieux soit l’un des grands sujets de l’art grec, nous ne disons pas adieu à la Grèce, elle nous habite, un peu plus sans doute depuis ce voyage, que nous vous invitons à suivre avec davantage d’images et la musique crétoise jouée à la lira par Ross Daly dans notre document en PowerPoint qui honorait l’écran de la salle d’arts le 14 juin pour la restitution, entouré des carnets de Grèce des élèves d’arts plastiques et des réalisations sur les drapés et les parures.

Détail d’un vase attique à figures rouges du musée archéologique d’Athènes

Toutes les photos ont été prises par Antonin, Clémentine, Gustave, Héloïse, Igor, Ludmilla, Marine, Mélissa, Nathan, Noé, Noémie et Pascale.

Diaporama en téléchargement

Notre NOCTURNE au LOUVRE

L’affiche du Louvre

Samedi 1er juin, grâce à Monsieur Alpar Okde la Région Île-de-France, cent élèves et quelques adultes heureux de les accompagner ont pu prendre deux cars pour participer à la NOCTURNE du Louvre. Ce fut une joyeuse expédition, regroupant des élèves de toutes classes du lycée. Pour nombre d’entre eux, c’était leur première visite, le musée semblant bien loin en temps ordinaire ; pour d’autres, les trop rares sorties scolaires au Louvre avaient attisé le désir de revoir des œuvres ou des salles, ou d’en découvrir d’autres à leur rythme.

La cour Marly. Photo Clémentine

Le principe des Nocturnes du musée du Louvre est de conjuguer deux types de visites gratuites le premier samedi du mois, de 18h à 21h45, une visite libre et une visite avec des activités ludiques dans l’aile Richelieu et des spectacles dans les cours Puget et Marly, particulièrement dédiée aux lycéens.

F-J Bosio, Hercule combattant Achéloüs métamorphosé en serpent. Photo Sabine Burzynski

Muni d’un plan, de cartes imprimées de détails d’œuvres à retrouver dans le musée, d’un petit carnet et d’un crayon invitant au dessin, chacun déambule à sa guise dans l’aile Richelieu, qui profitant des connaissances des étudiants de l’Ecole du Louvre présents dans les salles pour découvrir les techniques de Rubens, l’histoire de la commande du cycle de Marie de Médicis, plus loin s’émerveillant des sculptures du palais de Sargon II, qui s’essayant aux esquisses de héros antiques revisités par l’école française ou choisissant quelques points de vue photographiques…

Le relief du Transport du bois du palais de Khorsabad. Photo Pascale Barillot

Les taureaux ailés gardiens du palais de Sargon II. Photo Pascale Brun

Les Trois Grâces de James Pradier. Photo Clémentine

Lilia dessine. Photo Sabine Burzynski

19h : la cour Marly s’anime de onze danseurs selon DE(S)MESURE(S), pièce chorégraphique d’Amala Dianor. Trente minutes plus tard, un concert envahit les espaces autour de la cour Puget, que chacun entend dans ses vagabondages.

    

     

De(s)mesure(s), Amala Dianor. Photos Pascale Brun

Nous devenons plus sensibles aux espaces architecturaux, au sortilège des lumières ambréesce cette fin de jour traversant  les verrières, aux contre-jours de l’escalier Lefuel, où s’insère discrètement l’œuvre de Morellet, L’esprit d’escalier.

L’esprit d’escalier par F. Morellet, dans l’escalier Lefuel. Photo Clémentine

Le temps du rendez-vous est venu si vite. Quitter déjà le Louvre est frustrant.  Mais dehors le bassin autour de la pyramide centrale rafraîchit, le temps du sandwich et de brillants sourires aux photographes pour le souvenir.

Photo Clémentine

Gracieuse compagnie resplendissant dans le soleil de la pyramide. Photo Pascale Barillot

 Les derniers feux du jour accompagnent le retour.

C’était le premier jour d’été.

Photo Clémentine

Nous ne resterons pas frustrés : les Nocturnes continuent. Gageons que nous serons plusieurs à en profiter cet été, en attendant d’autres visites à la rentrée.

Il suffit de réserver la Nocturne du 6 juillet à partir du 25 juin à 12h sur la page Facebook du musée : https://www.facebook.com/events/1152428694942204/

 

Ce printemps à Florence avec les Premières du 9 au 13 avril 2018

Nous avons vu Florence. Florence des fleurs, des Arts et des Lettres ;La pietra serena plus sombre dans les rues mouillées ;Les plages de couleurs nettes des volets et des coupoles en miniature des parapluies ;Florence des génies qui ont fait ses symboles, et qui sont si profondément nos contemporains ;

A force d’esquisses, d’exposés, d’analyses, nous sommes devenus nous-mêmes maniéristes !

Nous avons vu naître la Renaissance avec ses spéculations et sa grâce ;

Et assisté à la modernité de l’art italien, si imprégné de sa culture et si radical pourtant ;

Nous avons joué avec les œuvres ;

posé dans les jardins ;

traversé et retraversé l’Arno ;levé les yeux vers les coupoles ;

escaladé le Dôme de Sainte-Marie–des-Fleurs.

Nous avons fait avec Dante un périple dans les cercles paradisiaques et infernaux.

 Plus prosaïquement, nous avons retrouvé nos cours, vécu la force des œuvres, exposé leurs contextes, leurs signifiances, entré leurs formes dans nos dessins, préparé les « carnets » que vous avez pu voir vendredi 8 juin dans l’exposition de fin d’année.

Le programme était dense. Dans l’ordre successif de nos visites : la cathédrale et son dôme de Brunelleschi, le baptistère byzantin, le campanile de Giotto et leur musée ; le palais Médicis-Riccardi et sa chapelle des Mages ; l’église San Lorenzo avec sa chapelle palatine et celle des tombeaux des Médicis par  Michel-Ange ; l’église Santa Croce avec les tombeaux des grands florentins, les œuvres de Giotto, Gaddi, Donatello et la chapelle Pazzi de Brunelleschi ; la Descente de Croix de Pontormo dans l’église Santa Felicità ;le richissime musée des Offices ; la loggia della Signoria, musée externe ;le musée du Bargello, plein de chefs-d’œuvre de Donatello, Verrocchio, du jeune Michel-Ange… ; le couvent San Marco peint par Fra Angelico ; le musée de l’Accademia et ses immenses Michel-Ange ; l’exposition « Naissance d’une nation » sur l’art italien de l’après-guerre à 1968, les jardins de Boboli, le Palais Pitti, ses exceptionnelles collections palatines et ses merveilleux plafonds, l’église Santa Marie Novella, son Christ de Giotto, ses fresques de Masaccio, d’Uccello, de Ghirlandaio.

Mais nous n’avons pas vu San Miniato al Monte, qui est resté au fond de nos panoramas comme un désir inassouvi.

Une invitation à revenir.

En attendant, si vous voulez nous suivre un peu dans ces rues, ces jardins, ces musées, retrouvez-nous dans ce diaporama.

Voyage à Florence Avril 2018

Dans les espaces de Teamlab

Vendredi 18 mai 2018, les élèves d’arts plastiques et des clubs manga ont visité l’exposition du collectif japonais TeamLab à La Villette.

https://lavillette.com/evenement/teamlab/

https://www.teamlab.art/e/lavillette/

L’exposition monographique du collectif d’artistes TeamLab est accueillie dans la Grande Halle de La Villette dans le cadre des manifestations « Japonismes 2018 : les âmes en résonance » célébrant le 60ème anniversaire des relations diplomatiques entre la France et le Japon et le 50ème anniversaire de l’ère Meiji qui engagea le Japon dans un développement moderne ouvert à l’Occident.

Retrouver l’ensemble du programme sur le site : https://japonismes.org/fr/

Le collectif TeamLab, fondé en 2001 par Toshiyuki Imoko, réunit aujourd’hui environ 400 artistes numériques, associés à plusieurs équipes pluridisciplinaires : architectes, programmeurs, mathématiciens, ingénieurs. Cet été 2018, un musée leur sera consacré à Tokyo, ultime reconnaissance du travail expérimental « ultractechnologiste » de ce collectif spécialisé dans les projets immersifs et interactifs.

Les Secondes ont pu s’émerveiller des métamorphoses continues des figures ; les Premières ont complété leur approche des passerelles entre arts plastiques et arts vivants ; les Terminales ont eu l’occasion de mesurer l’importance du travail en collectifs ; les élèves passionnés de mangas ont eu la joie de retrouver des univers japonais familiers. Tous ont expérimenté les espaces mouvants et interactifs de l’exposition : promenades sans orientation définie parmi les fantômes aimables de samouraïs, calligraphies environnantes, animation de leurs coloriages d’animaux…

Nous avons même vu évoluer un crocodile nommé Fragonard !

Le crocodile Fragonard par Mélanie

Certains ont cadré quelques moments de grâce, d’autres ont écrit des poèmes…

Chacun a réfléchi aux formes et enjeux de ces œuvres : messages voulus par les artistes, sujets traditionnels japonais, relations ambiguës à la vie biologique, esthétique issue des moyens technologiques, modes d’implication des visiteurs, qualités de l’immersion et des effets sensoriels…

Beaucoup sont revenus étonnés de l’expérience, heureux d’avoir vécu certaines installations (la palme des élèves allant à l’immersion dans la vidéo environnante Corbeaux chassés et chasseurs), sans perdre leur sens critique.

Quelques photographies :

Chercher, dévier, réunir, par Mélanie

Fleurs et papillonnements par Clémentine

Un monde somptueux né des ténèbres, par Mélanie

Un monde somptueux né des ténèbres, par Mélanie

Corbeaux chassés et chasseurs par Mélanie

Fleurs et papillonnement, par Clémentine

Fleurs et papillonnement, par Mélanie

La cascade par Mélanie

La cascade remaniée par Clémentine

Graffitti Nature par Clémentine

Vie transitoire par Maureen

 

 

 

 

 

 

 

 

Sur le chemin de la mer, par Mélanie

L’immersion dans les fleurs ! par Mélanie

Montage par Maureen

Montage vidéo par Océane

 

  • La paix peut exister même sans autorité.
  • Corbeaux chassés et chasseurs de corbeaux.
  • Fleurs et papillonnements.
  • Graffiti Nature.
  • Univers de particules d’eau.
  • Les fleurs et les gens ne peuvent être contrôlés.
  • Chercher Dévier Réunir.
  • Vie transitoire.
  • Animaux et personnes dansant au-delà des frontières.
  • Sur le chemin de la mer.

Le voyage à Venise des élèves d’Arts plastiques en mars 2017

COULEURS VÉNITIENNES

Du 28 au 31 mars, la classe d’arts plastiques de Première littéraire a découvert Venise en compagnie de leurs professeurs de Lettres et d’Arts.

Voir les œuvres originales occasionne toujours la surprise de leur réalité sensible et des émotions que ne peuvent produire les reproductions. Surtout quand il s’agit des peintures coloristes vénitiennes ou d’œuvres qui ont poursuivi cette lignée moderne du travail de la couleur.

             La couleur était notre fil rouge, articulé au programme de l’année.

             Nous sommes allés à la source des reflets de la « peinture pour l’éternité » dans la basilique Saint Marc et dans la cathédrale de Torcello ; nous avons scruté les détails des Carpaccio ; nous nous sommes laissé éblouir par les inventions de Tintoret et les compositions de Véronèse… et nous avons aimé distinguer au ras de la toile l’action si charnelle du pinceau de Titien.

            Nous avons aussi vu évoluer les signes de Pollock jusqu’à ses grands formats aux linéaments all over, et les solutions des abstraits pour animer la surface par la couleur.

Sans nous priver des autres merveilles que la ville offre à la vue de tous et enchâsse dans ses palais, eux aussi variant blancheurs, roses tendres et éclats chromatiques.

             Bleu fut notre séjour : lapis lazuli des Vierges de Bellini, des ciels de Véronèse aux plafonds du Palais Ducal ; ardeur profonde du ciel vénitien découpé par les corniches et les statues des architectures.

           Les élèves et leurs professeurs vous invitent à glisser quelques instants en images dans la gondole de nos souvenirs, en attendant de vous retrouver devant nos carnets de voyage vendredi 2 juin à la « Journée des Arts ».

pdf Dossier Venise Mars 2017

 

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Voyage à Florence du 12 au 15 avril 2016

photo par SamuelAurore, Nathan, Clara, Faustine, Juliette, Solenne, Justine, Samuel, Charline, Margot, Elodie, Maeva de Première Littéraire et Lucie qui est aussi une élève d’arts plastiques ont visité Florence en compagnie de leurs professeures de Lettres et d’arts.

Le voyage a été longuement préparé en classe et fit déjà l’objet de recherches à partir de la visite au Louvre, orientée sur l’art florentin de la Renaissance au maniérisme.

Photo par FaustineNous pouvons dire que Michel-Ange fut notre Mentor au cours de l’année ; il fut notre point de repère à Florence.

Nous avons visité de nombreuses merveilles de l’art florentin, des ouvrages de Giotto aux grandes compositions maniéristes, des constructions byzantines et romanes aux palais du XVIe siècle. Nous avons aussi profité de l’exposition d’art moderne : « De Kandinsky à Pollock » qui présentait les collections de Peggy Guggenheim dans le beau palais Strozzi.

Photo par SolenneAlternant promenades dans la ville et dans les jardins, rencontre des œuvres dans les musées, séances de croquis, temps de photographies, nous avons arpenté Florence, saturés de lumières et de couleurs. Jours ocres et bleus aux teintes franches ; soirs sur les collines toscanes à la transparence léonardesque ; nuits légères sur les plus belles scènes du monde.

Photo de nuit par SamuelLa ville des fleurs nous fut accueillante.

Photo par ElodieNous revenons un peu éblouis, chacun portant dans sa mémoire des saveurs de Florence, tâchant d’en restituer des formes dans son carnet. Nous les présenterons au CDI pour la Journée des Arts le 9 juin prochain.

Hommage à Michel-Ange dans l’Ancienne Sacristie de San LorenzoLa moisson de photographies a fait l’objet d’un petit diaporama du séjour. Le voici.

pdf  Voyage à Florence – avril 2016

 

 

Exposition Perceptions

Vendredi 8 avril 2016, tous les élèves d’Arts plastiques – option de spécialité et option facultative – visitaient l’exposition « PERCEPTIONs » à la Maison des Arts de Créteil (notre partenaire culturel)

Exposition Perceptions à la maison des Arts de Creteil« PERCEPTIONS » est une exposition de dispositifs interactifs, immersifs qui proposent diverses expériences perceptuelles, spatiales, relationnelles, dont les formes artistiques conjuguent les arts du temps (musique, performance, chorégraphie, vidéo) et les arts plastiques (sculpture, espace, scénographie, design), le plus souvent animées par des technologies pointues du son et de l’image.

Liens avec le site de l’événement :
http://www.maccreteil.com/fr/mac/event/424/Perceptions-Festival-EXIT
http://www.maccreteil.com/fr/mac/play/post/91/Festival-EXIT-Exposition-Perceptions

Les élèves ont choisi de s’attacher à certaines œuvres, à partir des trois axes d’intérêt de l’exposition :

  • Les manières de bouleverser les perceptions ordinaires,
  • Les modes d’implication du visiteur,
  • Les nouvelles formes artistiques et leurs affinités avec les catégories traditionnelles,

Ils ont aussi réalisé des photographies :

  • Photographies documentaires sur les œuvres pour rendre compte de certaines de leurs qualités, pour illustrer leur carnet de travail ou leurs commentaires ;
  • Séries ou séquences photographiques plus personnelles témoignant de leur point de vue et tenant compte du potentiel propre au médium photographique.

Extraits de quelques dossiers des élèves.

 Comment les œuvres de l’exposition s’adressent-elles à nos perceptions ?

Photo de Charline, PL Echo, de Jeongmoon Choi, est une installation réalisée directement sur place par l’artiste coréenne (en 2016), qui explore la perspective et la ligne par le biais de fils de laine, tendus géométriquement entre les murs. Certains fils, traités avec des colorants fluorescents, permettent de redessiner les plans autour d’une lumière noire. Le visiteur qui traverse ce couloir a donc une vision changée en évoluant dans cet espace où le vide est noir et la matière lumineuse.

C’est à partir du matériau pauvre qu’est la laine que Jeongmoon fait une structure traçant les contours stylisés d’architectures flottantes, tout en faisant également référence aux illusions d’optique de l’Op Art, dans une veine minimaliste. Ce type d’installation, où le spectateur plongé dans le noir est guidé par des trames fluorescentes, invite aussi à l’expérience d’esthétiques plus populaires comme celle de l’univers du jeu vidéo des années 80, du film Tron notamment. En pénétrant dans ce couloir, le visiteur se retrouve soudain dans un tout autre univers qui modifie ses perceptions ordinaires. (Alice et Marie-Capucine, S4)

Photo de Samuel, PLInfinity Room est une installation immersive et lumineuse imaginée par RefikAnadol à Istanbul.

Dans cette installation, il y a une volonté de déconstruction de l’espace ordinaire. Les vidéos diffusées sur les murs tordent et déforment la réalité. La pièce devient un espace à part entière, elle est d’ailleurs un peu à l’écart du reste de l’exposition. Les algorithmes créés pour l’œuvre ont pour but de changer la perception du spectateur dans le temps. Pour ce faire des miroirs sont également installés au sol et au plafond.

Pour profiter de cette œuvre il faut d’abord se mettre dans des conditions particulières, comme mettre des protections sur ses chaussures afin de ne pas abimer les miroirs. Ainsi on s’apprête à recevoir totalement l’expérience qu’Infinity Room va nos procurer avant même d’avoir saisi l’enjeu de l’œuvre. On entre dans un espace où le temps et l’espace semblent suspendus. L’environnement devient artificiel et non-physique, on se perd dans un espace pourtant délimité mais qui crée une illusion du réel, le corps est plus léger et on se plaît à observer chaque coin de la pièce pour y voir de nouvelles choses. (Juliette, PL)

Infinity Room, Photo de Samuel, PL

Cette oeuvre invite le visiteur à entrer dans un monde différent ; elle crée une sorte de tunnel illimité, esthétiquement rayonnant. Je me suis sentie comme volant dans le vide entourée de ce monde infini comme dans l’univers sans fin. (Justine, PL)

[…] le tout donne le vertige et les spots lumineux qui clignotent nous font perdre notre équilibre et nous plongent dans une ambiance très particulière. (Margot, PL)

Infinity Room 2, Photo de Samuel, PLSerpent-Air de Sigolène Valax. Ce casque fait surtout appel à l’audition, puisqu’il s’agit d’écouter les nombreux bruits et chuchotements. En effet, une fois posé avec ce casque sur les oreilles, l’imagination prend place, grâce aux différents bruits perçus. Il y a des bruits de verres qui se cassent, le vent, les vagues… Puis, une voix chuchote. Elle chuchote sur les serpents. Cette œuvre a été créée surtout pour tous ceux ayant la phobie des serpents, ou au moins la peur de ces animaux, mais écouter ce murmure reste agréable. Les bruits sont plutôt forts et passent d’une oreille à l’autre, donnant l’illusion de mouvement alors que les spectateurs sont assis. Cela plonge directement dans une ambiance particulière. (Margaux, S4)

Serpent- Air, Photo de Samuel, PL

Avec Nevel, Lawrence Malstaf choisit de mettre en scène un labyrinthe formé par une matrice de neuf murs pivotants, dont l’architecture change constamment. C’est un espace auto-chorégraphique où le visiteur est destiné à errer et s’égarer, en succombant à la désorientation. […]En rotation sur elles-mêmes selon quelques scénarios préétablis, ces parois se font murs puis deviennent ouvertures. Quand elles s’immobilisent, l’espace continue toujours à se transformer lentement, grâce à des jeux de lumière. Le visiteur a donc une perception de l’œuvre changeante, au fur et à mesure que les murs effectuent leurs déplacements. (Marie-Capucine et Alice, S4)

Nevel, photo du site de la MACLe visiteur doit se frayer un passage, sans être enfermé entre quatre parois, il est donc amené à être attentif à chacun de ses pas. Il doit mettre plusieurs sens en éveil, non seulement la vue, mais également le toucher et l’ouïe. (Elodie, PL)

  • Comment les œuvres de l’exposition impliquent-elles les visiteurs ?

Implication des visiteurs, photo de Margot, PLAperture, l’oeuvre de Mathieu Chamagne, permet aux participants de créer une composition musicale, en passant seulement leur main entre chacun de ces trois cadres. Les visiteurs deviennent instrumentistes, composant ensemble la matière musicale produite par l’œuvre. (Elodie, PL)

Ce sont les visiteurs qui créent la musique, le tempo, en bref toute l’ambiance. Cela rapproche les gens qui doivent coopérer afin de créer une musique inédite ensemble, qu’ils apprécieront.

[…]  On peut essayer de créer ensemble quelque chose d’harmonieux, et nous devons alors être bien à l’écoute des autres pour créer cette ambiance. C’est comme une entraide. On a l’impression d’être beaucoup plus attentif aux autres. (Margaux, S4)

Dans cet espace de jeu musical collectif, le public constitue un trio en interprétant une composition ouverte et interactive. Les gestes, jusqu’aux plus infimes, sont captés et interprétés pour moduler la matière sonore, révélant fragment par fragment une pièce électroacoustique à trois voix. Le visiteur est l’interprète, le geste est l’instrument ; les sens du toucher et de la vue laissent place à l’écoute et à l’imagination. (Alice et Marie-Capucine, S4)

Aperture, photo de Margot, PL

Jacob Tonski, par son installation, qui est plus destinée à faire passer un message qu’à jouer dans l’esthétisme, fait d’abord d’une simple phrase le titre de son œuvre : « I’m taller thanmost of the people I know » (« je suis plus grand que la plupart des gens que je connais »). On comprend d’emblée que son œuvre sera dans la thématique de la taille, et c’est bien le cas : à l’aide d’une caméra (située au-dessus des trois personnes debout sur les socles à même hauteur) qui détecte la taille de chaque individu, la hauteur du sol s’ajuste elle-même pour que ces personnes puissent être à la même hauteur et se regarder droit dans les yeux. C’est un déplacement subtil mais profondément intime, comme s’ils étaient assis ensemble à une table. Tous les trois sont de cette manière sur un pied d’égalité, et il n’est plus question de taille, car les différences sont sources de richesse dans nos relations mais en même temps aussi à la racine des divisions et du pouvoir. La hauteur est ici une métaphore de nos différences, mettant en valeur leur impact constant et souvent négligé en les enlevant pour un instant. Cette œuvre n’existe donc pas sans les visiteurs puisque son but est de leur transmettre un message. (Alice et Marie-Capucine, S4)

Aperture, photo d'Elodie, PLAperture, photo de Melisande, PL

Dans une exposition d’art moderne il y a toujours un artiste qui décide de ne pas faire comme tout le monde et c’est le cas de LefSpincemaille. Là où toutes les œuvres fonctionnent grâce à des projecteurs, des moteurs et des dispositifs complexes, Virtual Ground  n’est qu’un miroir collé sur un bout de bois. Le principe consiste à le coller sous ses yeux et donc visualiser le plafond comme si c’était le sol.

En plus de nous rendre totalement ridicule en nous faisant marcher de travers, rentrer dans son voisin et arborer une dégaine qui ferait pâlir les plus grands de ce monde grâce aux quatre yeux que l’on semble avoir à cause du miroir, l’installation renverse totalement notre perception. Il s’agit de loin du dispositif le plus simple mis en place à EXIT et pourtant le sujet est traité avec justesse, nos sens les plus primaires sont bouleversés et l’expérience reste en mémoire. (Juliette, PL)

Virtual Ground, photo de Margot (PL)

Installation of Expérience de ValiaFestisov.

Dans cette œuvre, le spectateur est prisonnier dans une pièce dotée juste d’une télévision, et doit trouver la façon d’en sortir, qui change à chaque fois qu’une personne nouvelle rentre. Une vitre permet aux autres de voir la personne essayer de trouver ce qui actionnera l’ouverture de cette même vitre. En plus de chercher par soi-même, les autres visiteurs peuvent l’aider car la vitre laisse passer le son, ce qui permet de tous chercher en même temps. Cela devient de la coopération avec un échange entre le visiteur coincé et ceux de l’extérieur. (Margaux, S4)

Une personne à la fois est invitée à entrer dans une petite pièce blanche contenant un écran de télévision et un capteur de mouvement. La porte se referme automatiquement sur le spectateur, la télévision s’allume. Aucune instruction n’est donnée au visiteur pour qu’il puisse sortir de la pièce, le spectateur doit trouver par lui-même le moyen de se délivrer. La moyenne de temps passé dans la pièce est de 5 minutes, à la MAC certains y sont restés 45 minutes et le record est de deux heures. Personne n’est autorisé à ouvrir la porte hormis le spectateur.

Mon score fut de quatre minutes qui parurent infiniment plus longues. Ici l’œuvre comporte en réalité deux acteurs, la personne dans la pièce et ceux qui sont derrière la porte. Les deux acteurs peuvent communiquer, ou non. A l’intérieur on a l’impression d’être un animal en cage, certains inconnus rient en passant ou nous font des signes de la main sans qu’on comprenne vraiment. On tente de faire ce que d’autres ont essayé avant nous mais les solutions sont plurielles, au fur et à mesure on se rabaisse en pensant que jamais la porte ne s’ouvrira, qu’on est plus bête que tous ceux qui ont réussi à sortir avant nous et dont les scores sont affichés sur l’écran. Finalement la porte et on ne sait pas vraiment comment. L’exposition est terminée et on repart sans vraiment s’être remis de l’expérience. C’est l’œuvre que j’ai préférée car c’est la seule qui ne m’a pas vraiment laissée indemne. (Juliette, PL)

Installation of experience, Photo d'Elodie (PL)

Etudes Humaines est un ensemble de trois robots (Jean-Paul IV a, b et c) de Patrick Tresset, qui sont des acteurs dont les comportements ont forme de codes informatiques, sans âme, sans esprit mais façonnant progressivement un croquis. Ces trois robots, dont le style de dessin est différent à chaque fois, sont des artistes dépourvus d’intelligence et d’amour propre, dessinant de cette façon des lignes de codes constamment retravaillées comme une esquisse inachevée, machinalement et par l’intermédiaire d’une caméra qui leur permet de détecter chaque partie du visage. Leur naïveté de robot leur permet de dessiner sans transmettre d’émotions ou de sentiments à travers le portrait qu’ils représentent et donc de dessiner le visage tel qu’ils le voient. Leur statut de robot leur permet ainsi de ne véhiculer aucun message, et de ne rien idéaliser. Le spectateur joue un rôle aussi important que celui du robot, puisque sans lui la page reste blanche. (Alice et Marie-Capucine, S4)

Etudes humaines, photo d'Alice et Marie-Capucine (S4)Etudes humaines, photo d'Elodie (PL)

Etudes humaines 2, photo d'Elodie (PL)De quelles catégories artistiques les œuvres de l’exposition peuvent-elles être rapprochées ?

Etudes Humaines : Cette œuvre peut être rapprochée surtout du dessin, car le robot dessine les visiteurs qui prennent le temps de s’asseoir afin d’avoir un portrait d’eux. Elle peut aussi être rapprochée de l’installation comme il s’agit d’un robot qui dessine. C’est vraiment une belle avancée de pouvoir créer un robot qui reconnaît les parties des visages et peut les dessiner, cela mélange une forme artistique traditionnelle (dessiner à la main au crayon sur une feuille), et technologique (un robot). (Margaux, S4)

[…] dans cette œuvre, ce n’est pas l’humain qui dessine l’objet mais l’objet qui dessine l’humain. Cette inversion des rôles donne un nouvel aspect au dessin qui ne traduit alors pas de sentiments et n’est influencé par aucune émotion, le robot se contentant de reproduire ce qu’il voit. (Marie-Capucine et Alice, S4)

Beaucoup d’œuvres de l’exposition peuvent être rapprochées de la musique. Chacune de ces installations permet aux visiteurs de ne plus avoir seulement une perception optique mais de jouer avec le son qu’elles produisent. Ainsi l’oeuvre devient attractive mais d’une autre manière, ce qui donne toute son originalité. Le visiteur devient l’essence même de la matière musicale.

Pour moi, l’intérêt que présentent ces œuvres est le lien qui se crée avec le visiteur, on ressent complètement les effets produits par l’oeuvre.

Apertures de Mathieu Chamagneamène le visiteur à créer sa propre matière musicale en passant sa main entre chaque cadre au moyen de capteurs. (Elodie, PL)

Elle peut être mise en parallèle avec un clip vidéo car elle met le spectateur en scène et il peut créer sa propre atmosphère musicale. (Margot, PL)

Photo d'Elodie (PL)Photo de Marie-Capucine et Alice (S4)Tactim de GwendalineBacchiniregroupe trois grandes catégories artistiques tout en les élargissant. Premièrement la danse qui est interprétée ici avec des mouvements machinaux, à travers l’écran et donc virtuels, qui ne prennent vie que par le spectateur qui est maître du chorégraphe. Cela ajoute donc une nouvelle dimension à la danse qui ne se contente pas d’être un spectacle mais un art qui interagit avec le spectateur. Ensuite il y a bien évidemment l’installation, comme nous l’avons précédemment relevé, constituée de l’écran tactile relié à l’ordinateur qui adapte les mouvements du spectateur à ceux du chorégraphe. La vidéo est également aussi très présente, puisque sans elle l’intérêt de l’œuvre serait inexistant. Toutes ces catégories sont principalement élargies par l’interaction avec le spectateur qui est inhabituelle dans les trois.

(Photo et texte de Marie-Capucine et Alice, S4)

 

Chacun a retenu des perspectives de création, des moyens à transposer dans sa propre pratique artistique, des dispositifs à créer pour impliquer les visiteurs, qu’ils soient sensoriels, spatiaux, ludiques…

La plupart des élèves ont relevé les possibilités qu’ouvrent les moyens bien employés pour créer une situation ouverte à l’imaginaire.

Quelques séries de photographies par Charline, Margot, Samuel, Elodie (PL) et Lucie (PS)

pdf   Lucie, série de diptyques, dialogues entre les oeuvres

pdf   Margot, variation sur Apertures

pdf   Samuel, Dialogue entre Echo et Infinity Room

pdf   Elodie, Série sur Eco

pdf   Charline, série sur Echo

Voyage en Angleterre 2015

WINDSORDu 12 au 16 avril 2015, les élèves de PES2 et PS3 ont effectué, accompagnés de leurs professeurs d’anglais, maths et SVT, un voyage en Angleterre

Au programme : Visite de Londres, Oxford, Stratford-upon-Avon, Leeds et Windsor, à la rencontre de Shakespeare et de l’époque Victorienne, découverte du célèbre Christ Church College , des châteaux de Leeds et Windsor…

LEEDS LONDRES Oxford STRATFORD-UPON-AVON L’accueil dans des familles anglaises leur a également permis de mettre en pratique les cours dispensés cette année par leurs professeurs. Une météo presque estivale a contribué à rendre ce séjour particulièrement agréable et plein de jolis souvenirs pour tous.

Mmes Paternel, Zugetta, Courtemanche et M. Charlemagne.

Le diaporama du voyage est disponible au format Powerpoint ou en pdf.